Rencontre avec la faune québecoise

Le Québec étant mon « pays » de cœur, j’y suis allée souvent et j’ai eu la chance de croiser de nombreux animaux. Voici un petit aperçu des adorables habitants (en plus des québécois 😉) que vous pourriez rencontrer si jamais vous avez la chance d’explorer ce magnifique territoire canadien.
Castors

Le castor est présent presque partout où l’eau coule. On peut l’observer toute l’année, mais le printemps et l’été offrent les meilleures chances de le voir en activité, en particulier au crépuscule et la nuit. J’ai eu la chance d’en observer plusieurs que ce soit entrain de nager, de manger et même de frapper l’eau avec leur queue, très impressionnant 😉. Je les ai croisés dans plusieurs parcs nationaux, notamment Forillon et la Mauricie, mais c’est au Parc National de Plaisance que les observations ont été les plus nombreuses.

Orignaux
L’orignal est le plus grand cervidé d’Amérique du Nord, il est répandu dans les forêts québécoises, particulièrement dans le nord et les régions sauvages. Solitaire ou parfois en petits groupes, il est surtout actif à l’aube et au crépuscule. J’ai eu la chance d’en observer deux en été dans le Parc National de la Gaspésie : un magnifique mâle, absolument pas craintif, en train de manger tranquillement au bord du sentier, et une femelle qui se reposait paisiblement.
Ce qui est incroyable c’est que malgré leur taille imposante, ils se fondent parfaitement dans le décor. La troisième rencontre fut une vraie surprise : c’est sur une piste de ski, en pleine ville de Mont-Tremblant, qu’il est apparu, totalement inattendu.

Cétacés
Le Québec abrite une riche diversité de cétacés dans le Fleuve Saint-Laurent et ses environs. On peut notamment y observer des rorquals (à bosse, communs…), des marsouins ainsi que des bélugas. Pour les approcher, il est possible de participer à des sorties en bateau, idéalement en petits groupes. Il est toutefois tout à fait possible de les observer depuis la terre ferme, il existe spécialement plusieurs endroits pour ça entre Tadousac et les Escoumins.

J’ai ainsi pu voir de nombreuses baleines, tranquillement assise au bord du Saint-Laurent, dans un magnifique paysage, simplement magique ! J’ai également participé à deux sorties en mer, l’une en juillet et l’autre en septembre. Deux expériences extraordinaires, au cours desquelles j’ai pu observer des rorquals communs et des marsouins. Septembre est clairement le mois où l’activité était la plus intense, ce qui m’a d’ailleurs était confirmé par les locaux. À noter aussi : il n’est pas rare d’apercevoir des bélugas lors de la traversée sur le traversier de Tadoussac.
Ours noir

L’ours noir est présent dans une grande partie des forêts québécoises, même si sa densité varie selon les régions. On a davantage de chances de l’apercevoir dans les parcs nationaux et les zones protégées, mais il reste un animal discret et rarement visible. Ce qui est d’autant plus extraordinaire d’avoir eu la chance d’en voir un. C’est lors un road-trip automnal alors que nous roulions sur la route qui traverse le Parc National de la Jacques Cartier, que j’en ai aperçu un. Je vous laisse imaginer mon état d’euphorie 😉 !
Heureusement, il y avait un petit parking et nous avons donc pu l’observer tranquillement. Puis quand il s’est mis à l’eau et qu’il s’est dirigé vers notre rive, on s’est empressé de remonter dans la voiture. C’était le lendemain de notre arrivée au Québec, et autant dire que j’ai raconté cette rencontre incroyable à toutes les personnes croisées par la suite 😉.
Phoques

Les phoques se rencontrent principalement le long du Fleuve Saint-Laurent et sur ses îles. Plusieurs espèces y sont observables, notamment le phoque commun et le phoque gris.
Ma première rencontre avec eux a eu lieu en Gaspésie, en été, dans les Parcs Nationaux du Bic et de Forillon.
Plus tard, j’ai eu la chance de vivre une aventure incroyable aux Îles de la Madeleine, en plein cœur de l’hiver : partir à la rencontre des phoques du Groenland et de leurs adorables bébés, les célèbres blanchons, sur la banquise.

Un rêve devenu réalité, presque in extremis, puisque cette activité s’est arrêtée juste après, faute d’une glace suffisamment solide.
Renards roux

Le renard roux est largement répandu à travers le Québec. Comme beaucoup d’animaux sauvages, il est surtout actif à l’aube et au crépuscule. On peut l’apercevoir assez facilement dans les parcs nationaux et les réserves naturelles. Nous avons d’ailleurs eu la chance d’en observer plusieurs dans le Parc National de la Mauricie. Ils semblaient très détendus 😉, ce qui m’a permis de prendre de jolies photos et de profiter pleinement de ces rencontres.
Oiseaux
Le Québec abrite une grande diversité d’oiseaux. Au-delà des mignons passereaux, j’ai pu observer des pics, les beaux geais bleus, des oiseaux marins, et le magnifique plongeon huard.
Les fameuses bernaches étaient également au rendez-vous, et en automne, à la Réserve nationale de faune du Cap-Tourmente, j’ai assisté à l’impressionnante halte migratoire de la grande oie des neiges : des dizaines d’oies blanches réunies, un superbe spectacle.


Enfin, j’ai fini par croiser la route des superbes tétras dans le Parc National des Grands Jardins.
Caribous
Le caribou est le plus nordique des cervidés du Québec, vivant principalement dans la taïga et les régions boréales. Aujourd’hui, les populations sont limitées et souvent difficiles à observer. En dehors des zones sauvages du nord du Québec, le seul endroit où l’on peut espérer en voir reste le Parc National de la Gaspésie, en particulier sur le sentier du Mont Jacques-Cartier. C’est une randonnée assez exigeante : 8,3 km aller-retour avec un dénivelé de 465 m et réglementée. En effet, pour protéger les caribous, le départ du sentier n’est accessible que par navette et uniquement le matin, et ouvert que du 1er juillet au 30 septembre.
Forcément lors de mon road-trip en Gaspésie, j’avais mis cette rando sur ma liste. Pour maximiser mes chances, je suis partie avec la première navette et malgré le dénivelé j’ai réussi à arriver parmi les premiers au sommet. Il n’y a que les animaux pour me faire faire de tels exploits 😉. En haut la récompense était là, une femelle caribou qui m’a laissé quelques instants pour l’observer avant de disparaître. C’est également sur ce sentier que j’ai vu mon premier mâle orignal !
Porcs-épics

Le porc-épic est présent un peu partout au Québec, aussi bien dans les forêts denses que dans des zones plus ouvertes. Principalement nocturne, il passe la journée à se reposer dans des creux d’arbres ou des terriers.

J’ignorais totalement que cet animal vivait au Québec, et c’est dans le Parc National de Forillon que je suis tombée sur deux adorables boules de poils… et de piquants, en plein pique-nique 😉. Pour mon plus grand bonheur, ils semblaient totalement indifférents à ma présence, ce qui m’a permis de les observer longuement. Un autre animal coup de cœur 😊!

Et bien d’autres …


Bien sûr, il y a eu plein d’autres rencontres, comme les écureuils, chevreuils, lapins… certaines de ces espèces sont particulièrement fréquentes et, très peu farouches comparées à celles que l’on peut observer en France. J’ai ainsi pu en profiter un maximum 😉 !
